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Le Centre national de la recherche scientifique est un établissement à
caractère scientifique et technologique, placé sous la tutelle
du ministre de la Recherche. Son budget annuel (2 532,78 millions d'euros
TTC) équivaut au quart du budget de la recherche civile de la France.
Ses laboratoires propres, ainsi que ceux qu'il anime en collaboration
avec les universités, les autres organismes de recherche et les
industries, sont répartis sur tout le territoire national ; certains
sont implantés à l'étranger.
Avec plus de 25 000 agents (dont 11 400 chercheurs et 13 600 ingénieurs,
techniciens et administratifs), le CNRS exerce son activité dans
tous les champs de la connaissance, en s'appuyant sur 1235 unités
de recherche et de service. Le champ des disciplines est couvert par huit
départements scientifiques : Physique nucléaire et corpusculaire
(PNC), Sciences physiques et mathématiques (SPM), Sciences et technologies
de l'information et de la communication (STIC), Sciences pour l'ingénieur
(SPI), Sciences chimiques (SC), Sciences de l'univers (SDU), Sciences
de la vie (SDV), Sciences de l'homme et de la société (SHS)
et deux instituts : Institut national de physique nucléaire et
de physique des particules (IN2P3) et Institut national des sciences de
l'univers (INSU). Cette pluridisciplinarité, spécifique
au CNRS, constitue l'un de ses grands atouts.
Par l'importance de ses moyens de recherche humains et financiers,
par la très grande diversité des disciplines scientifiques
qu'il couvre et des modes de coopération qu'il utilise,
le CNRS joue un rôle primordial dans le dispositif français
de recherche et constitue un réel vivier pour l'innovation
scientifique et technique.
Outre sa principale mission, l'avancement des connaissances, le CNRS
se doit de contribuer à l'application et à la valorisation
des résultats de ses recherches. C'est ainsi qu'il conduit
une politique active de partenariat, notamment avec le monde industriel,
par le biais de la Délégation aux Entreprises. Son action
se développe autour de cinq axes majeurs :
- amplifier les actions de partenariat ;
- valoriser les résultats de la recherche (4181 brevets actifs, 500 licences et 3100 contrats industriels actifs) ;
- aider à la création d'entreprises (72 créations d'entreprises à partir de laboratoires du CNRS depuis la loi de 1999) ;
- favoriser les transferts de technologies innovantes ;
- former le personnel aux relations avec le monde économique.
Le CNRS est également présent sur la scène internationale : 5 000 chercheurs
étrangers accueillis dans ses laboratoires, 80 conventions d'échanges
avec plus de 50 pays, 200 programmes internationaux de coopération
scientifique, 14 laboratoires européens associés et 4 groupements
de recherche européens, 13 jumelages de laboratoires et 9 laboratoires
mixtes internationaux (Grenoble, Tokyo, Princeton, Singapour, Santiago,
Dalian en Chine). Des représentations du CNRS sont opérationnelles
dans les capitales européennes, ainsi qu'à Tokyo, Pékin,
Washington, Montréal, Prétoria et Tunis .
Le Département Sciences pour l'ingénieur du CNRS
Le département Sciences pour l'ingénieur est l'un
des huit départements scientifiques du CNRS. 660 chercheurs, 1680
enseignants-chercheurs, 700 ingénieurs, techniciens et administratifs
CNRS et 960 personnels équivalents d'autres organismes travaillent
au sein des 109 unités de recherche de ce département qui
dispose d'un budget consolidé CNRS de 100 millions d'euros.
Le coeur scientifique du département SPI concerne la mécanique
des fluides, des structures et des matériaux, l'acoustique,
la thermique et les transferts, la combustion, le génie des procédés,
les lasers, les plasmas et l'ingénierie pour la santé.
Il s'agit d'aborder des systèmes réels particulièrement
complexes en remplaçant progressivement l'empirisme pour atteindre,
à travers la modélisation et la simulation, des capacités
prédictives quantitatives permettant l'optimisation et le
contrôle : ces objectifs requièrent la compréhension
des mécanismes élémentaires et de leurs interactions,
éléments clefs de l'élaboration de modèles
pertinents euxmêmes à la base de simulations efficaces.
En formulant de nouveaux concepts méthodologiques fondamentaux,
les activités de recherche du département SPI interviennent
dans un très grand nombre de champs d'activités disciplinaires
ce qui lui permet par une approche interdisciplinaire de lever des verrous
scientifiques et technologiques. Ainsi, sont-elles en phase avec les attentes
du monde socioéconomique. Dans les domaines couverts par le département
SPI, la recherche fait régulièrement progresser les capacités
de prévision des modèles tant par la taille des problèmes
traités que par la complexité des situations abordées.
Hormis dans les thématiques relevant des domaines biomédicaux
où interviennent des avancées très rapides, on est
ici dans une logique continue d'amélioration plutôt
que dans une logique de rupture ou de révolution technologique.
Cette amélioration continue est cependant indispensable car c'est
elle qui permet en grande partie d'augmenter les performances de
la majorité des systèmes industriels, de progresser vers
une utilisation plus rationnelle des ressources naturelles et vers un
plus grand respect pour notre patrimoine environnemental ; elle est la
clé du "plus vite", "plus sûr", "plus
économe", "plus propre", "plus durable".
La combustion au CNRS
Au CNRS les recherches sur la combustion, de par leur caractère pluridisciplinaire,
impliquent les forces de plusieurs départements scientifiques,
citons principalement Sciences pour l'ingénieur, Sciences
chimiques, Sciences de l'univers et Sciences physiques et mathématiques.
Ces recherches ont pour objet majeur la compréhension des phénomènes
élémentaires intervenant dans les processus de combustion,
processus dominés par les aspects de mécanique des fluides,
de thermodynamique et de transferts thermiques où la cinétique
chimique joue un rôle primordial. Ces recherches concernent également
l'impact de la combustion sur l'environnement ainsi que sur
les couplages avec les matériaux et les structures. Elles sont
menées avec une triple démarche analytique, expérimentale
et numérique, nécessitant un dialogue soutenu entre elles,
et faisant appel à des compétences avancées en matière
de modélisation mathématique et de simulation numérique.
Tout naturellement, le département SPI, avec une douzaine de laboratoires
impliqués, est donc destiné à jouer un rôle
majeur dans les programmes de recherche avancés sur la combustion.
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